Comité d'Animation Foire A Tout de Vélines
Vélines : Sortir, Voir, Ecouter !
8 place de la mairie 24230 VELINES
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05.53.27.50.19 (horaires mairie)

velines : histoire de guerre

Vélines est une petite commune du département de la Dordogne, qui comptait 838 habitants en 1962.
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
Les habitants du Bas-Rhin sont évacués vers la Dordogne, l'Indre et la Haute-Vienne.
Chacun peut emporter 30 kg de bagages à main et 4 jours de vivres.
218 habitants du Bas-Rhin sont dirigés vers le canton de Vélines. D'autres arriveront par leurs propres moyens.
Les Alsaciens, habitués à un confort moderne, sont désagréablement surpris par le manque de confort et d'hygiène qu'ils trouvent dans des lieux souvent inhabités depuis longtemps ou détournés de leur fonction, sans WC et sans douche. L'usage du dialecte alsacien, ne favorisait pas l'harmonie entre les deux populations.
Les orphelins juifs du "Nid", Œuvre de la Première Enfance, de Strasbourg, est hébergé à Vélines (Dordogne) dans une colonie de vacances inconfortable et dépourvue de toute hygiène.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice et se trouve coupée en deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La Dordogne est en partie en zone libre.
Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale à Vichy vote les pleins pouvoirs à Pétain. La République est abolie.
Une circulaire préfectorale datée du 1er août 1940 et envoyée aux maires des communes informe les 80 000 Alsaciens installés en Dordogne que "en accord avec les autorités d'occupation le rapatriement des évacués du Bas-Rhin allait commencer", chacun étant libre de partir ou de rester.
Mais le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont intégrés au pays de Bade sous administration allemande.
Le 3 octobre 1940, le Conseil des ministres de Vichy arrête un "Statut" des juifs. Les préfets de zone sud ont la possibilité d'assigner à résidence ou d'interner les "ressortissants étrangers de race juive".
Le 22 février 1941, Mgr Georges-Auguste Louis, l'évêque de Périgueux de 1932 à 1965, demanda à ses diocésains, dans la lettre pastorale de Carême, de ne pas déroger à la tradition d'hospitalité, critiquant la légalisation antisémite de Vichy.
Auteur Alain Laplace